Bagdad Bahn | une ligne à haute tension aux préludes de 1914

Au début du XXème siècle, la ligne ferroviaire Bagdad Bahn devient le catalyseur de la Grande Guerre qui se prépare. Enlisés dans une multitude de tensions, les empires européens entame un changement de paradigme de grande importance; la question du pétrole ne se restreint plus à une simple question d’intérêts privés; elle devient un enjeu d’unité national et de politique internationale au point d’embraser le monde entier vers la guerre.

Transition énergétique

Le début du XXème siècle est une époque bouleversée par une seconde révolution industrielle du pétrole. Cette transition énergétique entraîne les grandes puissances dans une compétition effrénée vers la production et l’acheminement de l’or noir du Moyen-Orient. Dès lors, l’expansion de leurs zones d’influence et le maintien de leurs réseaux de ravitaillement deviennent des enjeux géostratégiques importants, avec des répercussions économiques considérables. La mutation énergétique devient alors un enjeu à la fois civil et militaire dans le développement des pays industrialisés comme l’illustre la guerre russo-japonaise survenue entre 1904 et 1905. Ces deux empires mobiliseront plus de deux millions d’hommes à travers la  maitrise des dernières technologies militaires et de ravitaillement; elle s’inscrit parmi les premières guerres modernes à grande échelle. Envahissant la Mandchourie, les Russes envisagent de s’ouvrir vers le pacifique et se confrontent à des Japonais déterminés à s’imposer comme une puissance régionale à part entière, c’est-à-dire comme un acteur développant sa propre stratégie impériale et coloniale vis-à-vis de la Corée. Cette première guerre moderne fût l’aboutissement d’un changement de paradigme économique et militaire, que les grandes puissances européennes ont amorcé dans les années 1900 à 1903. Que ce soit pour les flottes marchandes ou pour les flottes militaires, le pétrole remplace le charbon et révolutionne les voies commerciales maritimes. L’Empire ottoman devient inexorablement un partenaire décisif pour les pays européens en raison de ses réserves d’énergies fossiles dans les régions de la Mésopotamie et de la Perse orientale. Les réserves[1] les plus importantes étaient concentrées entre Mossoul et le Koweït ; l’exploitation de ces gisements était à moindre coût car ils étaient facilement accessibles grâce aux technologies de l’époque.

Le Califat | Un vieil empire en phase terminale

Le contexte de la politique intérieure de l’Empire ottoman était considérablement fragilisé par des conflits internes[2] entre les nationalistes du parti des Jeunes Turcs mené par l’officier Ismail Enver et les conservateurs fidèles au Sultan et grand Calife Abdülhamid II. Ce dernier est déposé par les révolutionnaires nationalistes malgré une contre révolution ayant eu pour ambition de renforcer l’esprit du grand califat et l’unité ottomane autour de l’islam. Il avait entamé une politique de modernisation des réseaux de communication, afin de consolider le contrôle des territoires impériaux et empêcher les tentations indépendantistes qui menaçaient l’empire ; les dernières décennies ont été les témoins de l’émiettement[3] du géant ottoman.  Quant à la diplomatie, elle avait pour but de resserrer les liens avec l’Allemagne, qui sous l’égide de Guillaume II, souhaitait une alliance[4] solide depuis 1880. Cette politique connait un coup d’arrêt le 27 avril 1909, lorsque son inexpérimenté frère Mehmed V devient Sultan et grand Calife pour les neufs prochaines années; il régnera sur un vaste empire déstabilisé par la perte de nombreux territoires. L’événement majeur qui influencera ce changement de Sultan et cette prise de pouvoir des nationalistes, est sans contexte l’annexion de la Bosnie-Herzégovine en 1908 par l’Empire austro-hongrois. En violation du traité de Berlin de 1878, ce dépeçage territorial déclenche chez les nationalistes turcs un sentiment de trahison de la part des empires germaniques. De plus, la population ottomane se divise à cause de nombreux génocides qui seront perpétrés sur les communautés arméniennes, grecques pontiques et  assyriennes. Pour résister à sa lente décrépitude, le vieil empire relance quelques temps après, la même politique menée autrefois par Abdülhamid II, et multiplie les actions diplomatiques à travers des traités commerciaux et des traités de coopération économique et militaire. C’est dans ce contexte que la diplomatie ottomane s’ouvre dans une politique de concessions de ses gisements de pétrole auprès de plusieurs puissances économiques européennes. Ce sera en grande partie avec l’Allemagne que les échanges s’effectueront, également en termes d’équipements et formations militaires. Ismail Enver faisait d’ailleurs parti de ceux qui avaient effectué ses études en Allemagne et de ceux qui avaient été formé par la garde prussienne. Soucieux de raviver l’empire de Soliman Le Magnifique, il orientera la diplomatie de l’empire en tant qu’attaché militaire à Berlin, afin de consolider les liens diplomatiques avec l’Allemagne de Guillaume II. Les mouvements nationalistes ont à cette époque l’obsession de rendre à l’Empire ottoman l’ensemble de ses territoires perdus et diversifient les financements étrangers pour moderniser au plus vite le pays. Financièrement, la banque impériale ottomane et l’administration de la dette publique ottomane étaient sous la tutelle des grandes banques françaises. Les autorités ottomanes vont alors développer les infrastructures en s’appuyant sur les financements allemands et britanniques afin de ne pas dépendre entièrement des grandes banques françaises. La découverte de gisements de pétrole en 1908 va permettre de stimuler les investisseurs étrangers dans les concessions des chemins de fer et d’exploitation de l’or noir ottoman. En 1913, les Européens possèdent plusieurs milliers de kilomètres de chemins de fer à voie unique dans la totalité des territoires de l’Empire ottoman.

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Partage ferroviaire de l’Empire ottoman au début du XXème siècle

Le rapprochement avec l’Allemagne entre dans la perspective du jeu des alliances qui se forment entre la Triple Entente et la Triplice. Alors que l’Egypte, le Koweït et Chypre sont sous la suzeraineté nominale de l’Empire ottoman, ces territoires stratégiques sont soit sous occupation et administration britannique (Egypte et Chypre) ou sous influence britannique (Koweït, jusqu’en 1913 et deviendra par la suite un protectorat britannique).

Le Lion | Une suprématie maritime

L’Empire britannique demeure en ce début du siècle la première puissance maritime[5] grâce à une flotte commerciale et militaire qui assure le contrôle des échanges du Commonwealth. Les territoires coloniaux s’étendent sur l’ensemble des continents allant du Canada à l’Australie, en passant par l’Afrique et « la Perle de l’Empire »: les Indes. Couronnée Impératrice des Indes, la Reine Victoria règne non seulement sur les richesses de ces territoires, mais également sur les routes commerciales qui relient les comptoirs de l’empire. C’est dans l’objectif de préserver cette domination maritime, que l’Empire britannique doit garantir le ravitaillement nécessaire en énergie fossile, afin de s’adapter à cette transition énergétique. Toute la diplomatie étrangère du Royaume-Uni consistera donc à renforcer sa présence dans le Moyen-Orient pour procéder à la modernisation de sa puissance maritime. Déjà présents au Proche-Orient, les anglo-saxons ont su entretenir des relations plus étroites avec les autorités ottomanes, malgré les tensions que suscitent leur présence au Koweït, à Chypre et en Egypte.

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Grâce au contrôle du canal de Suez et du sud de la péninsule arabique, les britanniques assurent le contrôle total du ravitaillement et du commerce vers l’Inde. C’est donc à la fois pour des raisons énergétiques, des raisons économiques et des raisons géostratégiques que leur présence devait se renforcer dans la région par les moyens diplomatiques ou par les moyens de pression. Le point de tension dominant entre les Britanniques et les Ottomans demeure la rivalité entre la famille Al Rachid soutenue par l’Empire ottoman et la famille Al Saoud soutenue par l’Empire britannique pour le contrôle de la région du Nedjd. Cette lutte dynastique passera par plusieurs tentatives visant à instaurer un royaume saoudien indépendant de l’Empire ottoman; en 1891 les Al Saouds sont défaits par les Al Rachid lors de la bataille de Mulayda. Dès lors, les saoudiens se réfugient au Koweït sous protection britannique mais ils reviennent en 1902 avec la prise de Riyad et du Nedjd. Confortant leur influence dans la péninsule arabique, les britanniques accentue leur présence dans la région et plus particulièrement au Koweït. En 1908, des gisements de pétrole sont découverts à Masjed Soleiman[6] en Perse orientale et les britanniques investissent dès 1909 dans l’exploitation pétrolière avec la création de l’Anglo-Persian Oil Company. Par la suite, le gouvernement britannique tente d’étendre les concessions pétrolières vers la Mésopotamie Ottomane, déjà prisées par les Allemands. C’est dans ce contexte que l’ambition de l’hégémonie terrestre allemande se confronte à la thalassocratie britannique, menaçant ainsi directement les intérêts de l’Empire britannique.

L’Aigle | Une suprématie terrestre

Selon le kaiser Guillaume II, l’Allemagne devait gagner « sa place au soleil [7] ». Cette expression illustre la vision politique allemande appelée WeltPolitik, qui consiste dans un premier temps à défier la marine britannique avec la construction d’une flotte de guerre, impulsée par l’Amiral Alfred Von Tirpitz[8] ; elle deviendra la deuxième plus grande flotte mondiale. À partir de 1906, les Allemands et les Britanniques entament une course à l’armement naval dans l’objectif d’imposer leur suprématie en Mer du Nord. Les autorités allemandes se lancent dans cette course lourdement vorace en pétrole, car ils projettent à la fin du XIXème siècle la création d’un bloc économique. Celui-ci doit unifier l’Empire allemand, l’Empire austro-hongrois et l’Empire ottoman ; c’est le plan Pangermaniste[9].

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Cette vision économique terrestre repose sur un « cordon ombilical » qui monopolise le contrôle de la production, la transformation et l’acheminement des ressources pétrolières sans dépendre de la suprématie maritime britannique. C’est grâce à l’accord germano-turc de 1903 qui officialise la concession du chemin de fer portant sur le trajet Konya-Bagdad-Bassorah, que les allemands se sont lancés dans la construction d’un oléoduc sur rail depuis Hambourg jusqu’au Koweït. Cette concession pour 40 ans stipule que « les concessionnaires peuvent exploiter toutes les mines qu’ils découvrent dans une zone de 20km de chaque côté de la voie » Le projet allemand doit aboutir à l’établissement d’une base navale au Koweït afin de contrôler le golfe persique et les routes maritimes des Indes, et ainsi concurrencer directement la suprématie maritime britannique. Mis en difficulté, le gouvernement de la Grande-Bretagne va cependant habilement jouer ses intérêts en obtenant en 1913, un accord avec les autorités ottomanes, qui consiste à détacher officiellement le Koweït de l’Empire ottoman pour en faire un protectorat britannique. Le Cheik du Koweït s’engage alors à n’accorder des concessions pétrolières qu’aux « Persons appointed from the British government. » Malgré de nombreux obstacles entre 1880 et 1914, les Allemands continuent l’avancé de cet immense chantier qui mobilisera des dizaines de milliers de travailleurs dans la construction de ponts, viaducs, tunnels traversant les montagnes d’Anatolie et les déserts de Mésopotamie.

Hommes d’affaire | Les intérêts privés

Le projet de la ligne Bagdad-Bahn va générer une confrontation indirecte entre le Royaume-Uni et l’Allemagne. Celle-ci se dessine dans un premier temps dans une guerre économique qui juxtapose les intérêts de leurs compagnies pétrolières respectives. Si le quasi-monopole allemand de l’exploitation ferroviaire et pétrolière est une réelle menace pour l’Empire britannique, les Anglo-Saxons n’ont eu de cesse d’étendre leurs influences économiques depuis la création de l’Anglo-Persian Oil Company[10]. Ayant rompu l’exclusivité allemande dans le financement pétrolier, le parti des Jeunes Turcs qui souhaitaient diversifier les sources de financements se retrouvent dans une situation épineuse. Les tensions entre financiers allemands et britanniques se retrouvent intrinsèquement liées aux enjeux géostratégiques des deux empires. C’est l’intérêt de la Standard Oil pour les gisements ottomans qui poussera les financiers européens à s’entendre dans le but d’écarter ce nouveau concurrent américain. En 1912, Turkish Petroleum Company[11] est créé à l’initiative de Calouste Gulbenkian, un riche homme d’affaire arménien et expert pétrolier qui opère pour le compte des Britanniques. Connaissant parfaitement les milieux politiques turcs, il établit en concertation avec les différents partenaires une répartition des parts financières des gisements de pétrole afin d’éviter les conflits entre les puissances. Anglais et Allemands ont su faire taire leurs divergences et valoriser leurs atouts : les concessions ferroviaires en faveur des Allemands et les moyens financiers en faveur des Britanniques. Néanmoins la construction du chemin de fer reste une menace sérieuse pour la Grande-Bretagne ;concession trains l’Allemagne peut s’assurer d’une emprise totale sur l’approvisionnement du pétrole jusque dans les usines du IIe Reich sans subir un blocus de l’exportateur pétrolier américain. Tandis que le Taylorisme s’applique dans les lignes de fabrication industrielles, la production d’armement bat son plein régime.

Ingérence | Les intérêts impériaux

La deuxième confrontation indirecte entre l’Empire allemand et l’Empire britannique se déroule dans les conséquences du traité de Berlin de 1878, qui sous la direction de Bismarck, a résulté de l’indépendance de la Serbie et d’un sentiment indépendantiste chez les populations des Balkans. Une succession de guerres[12] dans la région démantèle peu à peu l’Empire ottoman.

les balkans de Duroselle

Alors que la jonction du Bagdad-Bahn doit s’effectuer dans une zone échappant à l’influence de Berlin à travers les villes de Philippopolis, Sofia, Nish et Belgrade, le conflit de 1912-1913 ralentit profusément la construction de la ligne. La Serbie, allié de la Russie et proche de la Triple Entente, représentait le point faible du projet allemand. La géographie du pays était en grande partie faite de plaines facilitant la coûteuse construction du Bagdad Bahn (notamment la plaine de Vojvodine). La préoccupation britannique était davantage liée à l’avancée du chantier que par ce conflit qui par cause et effet, ralentissait le chantier. S’il est difficile de déceler le rôle joué par les Britanniques dans la déstabilisation des Balkans, l’officier Britannique Robert George Dalrymple Laffan, conseiller au service de l’armée serbe en 1912, témoigne et rend compte de la situation dans un de ses ouvrages[13] : « Si Berlin-Bagdad se réalisait, un énorme bloc de territoires continentaux inexpugnables par une puissance maritime et produisant toutes sortes de richesses économiques serait unifié sous l’autorité allemande. […] Par cette barrière, la Russie serait coupée de la Grande-Bretagne et de la France, ses amis occidentaux. A cette distance, les armées allemandes et turques pourraient facilement mettre en danger nos intérêts égyptiens et, par le Golfe persique, notre Empire des Indes serait menacé. Le port d’Alexandrette et le contrôle des Dardanelles donneraient bientôt à l’Allemagne une puissance navale énorme en Méditerranée. Un coup d’œil à la carte du monde nous montre comment la chaîne des Etats s’étire de Berlin à Bagdad : l’Empire germanique, l’Empire austro-hongrois, la Bulgarie, la Turquie. Une seule petite bande de territoire bloque la voie et empêche les deux extrémités de la chaîne de se rejoindre : la Serbie. La Serbie est petite, mais reste rebelle entre l’Allemagne et les grands ports de Constantinople et Salonique, gardienne des portes de l’Orient… La Serbie est véritablement la première ligne de défense de nos possessions orientales. Si elle venait à être brisée ou attirée dans le système Berlin-Bagdad, notre vaste empire mal défendu subirait rapidement le choc de la pression germanique vers l’Est. »

La fin du Bagdad Bahn ou la guerre

Le 28 juin 1914, le nationaliste serbe de Bosnie Gavrilo Princip assassine l’archiduc François Ferdinand à Sarajevo. Le même jour aura lieu la concrétisation ultime de l’exploitation pétrolière en Mésopotamie avec la totalité des concessions pétrolières confié à la Turkish Petroleum Company par le gouvernement ottoman. L’Empire d’Autriche-Hongrie remet le 23 juillet 1914 un ultimatum à la Serbie afin qu’elle soit placée sous tutelle austro-hongroise. L’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie le 28 juillet 1914 et entraîne le monde dans une grande guerre. Lorsque les Autrichiens envahissent la Serbie, 489 000 Britanniques venant du Commonwealth et 79 000 Français se lancent dans la bataille des Dardanelles en avril 1915. Face à 315 500 Ottomans épaulés par le général allemand Otto Liman von Sanders, ils ont l’objectif de scinder en deux le bloc Pangermaniste et sa ligne du Bagdad-Bahn. La même année, les Français, les Anglais et les Russes entament les négociations pour démanteler et se partager l’Empire ottoman. Au lendemain de la fin de la guerre, la France récupèrera les 25% des parts de la Deutsche Bank dans la Turkish Petroleum Company, ainsi que la Syrie et le Liban. Les Britanniques étendront leurs influence de la Palestine jusqu’au Koweït. Récupérant les zones pétrolières, les Anglais réussiront à enterrer le projet Bagdad-Bahn. En 1918, le Moyen-Orient se retrouve totalement remodelé (voir Annexe 11) et se prépare déjà à être plongé dans un nouveau siècle de conflits.

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[1] Ouvrage de William Engdahl | Pétrole, une guerre d’un siècle – 2015

[2] La Turquie constitutionnelle | L’Illustration – volume 9  de 1904 à 1908 – page 266

[3] Guerre italo-turque 1911 | L’Illustration – volume 10  de 1909 à 1913 – page 156

[4] Relation germano-turque | http://www.lesclesdumoyenorient.com/La-penetration-allemande-dans-l-Empire-ottoman-a-la-fin-du-XIXeme-siecle-1880.html

[5] 1ère puissance maritime | https://www.cairn.info/revue-herodote-2004-4-page-11.htm

[6] Masjed Soleiman | http://www.lesclesdumoyenorient.com/Enjeux-du-petrole-irakien-1900-1930-article1-3

[7] « La place au soleil » | https://www.cairn.info/revue-relations-internationales-2005-3-page-25.htm

[8] Amiral Alfred Von Tirpitz | http://www.universalis.fr/encyclopedie/alfred-von-tirpitz/

[9] Ouvrages d’André Chéradame | Le Plan pangermaniste démasqué – 1916 & Les causes lointaine de la Guerre – 1925

[10] Ouvrage d’André Giraud et Xavier Boy de la Tour | Géopolitique du Pétrole et du Gaz – 1987

[11] Les actionnaires en 1912 | 25% – Deutsche Bank (Allemagne), 25% – Royal Dutch Shell (Hollande), 20% – Banque Nationale Turque, 15% – Sir Ernst Cassel (Grande-Bretagne), 15% – Gulbenkian (Grande-Bretagne)

[12] Les guerres balkaniques | L’Illustration – volume 10 de 1909 à 1913 – page 218

[13] Ouvrage de Robert George Dalrymple Laffran – The guardians of the gate: historical lectures on the Serbs – 1918

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